16 novembre 2012
Drôles de bêtes
Il est le seul de nous tous à être né un jour férié. Bon c'est vrai que c'est le 11 novembre et que cette année ça tombait un dimanche. Mais bon...
Petit à petit son anniversaire est devenu un prétexte. Prétexte à nous retrouver tous les ans, au moins, pour cette occasion. Si vous feuilletez ce blog, vous trouverez trace de ces retrouvailles périodiques.
Cette année, nous nous sommes retrouvés à Nantes, notamment pour le concert de Deep Purple. Mais nous n'avons pas fait que ça, et en attendant le concert nous avons flâné. Nous sommes retournés sur l'île où nous étions la veille sous la pluie. Aujourd'hui grand beau temps et nous avons rendez-vous pour un drôle de bestiaire !

Première rencontre

Nouvelle vision

Un monstre sortant des flots ?

Alors qu'à l'extérieur, un drôle d'éléphant habité erre...

A l'intérieur tout le monde s'amuse (bon anniversaire Paul)

Tout au fond rodent de drôles de créatures

Le soleil vient percer le brouillard (artificiel) des fonds marins...

... survolés par d'effrayants monstres.

Machinerie animale

Plaisir des "grands" qui se piquent... au jeu

Hippocampe de pacotille

Poulpe d'amusements

Le carrousel enchanteur
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01 octobre 2012
Des Gages...
François Hollande et son gouvernement avaient le choix. Donner des gages à leur électorat qui a massivement exprimé une réelle volonté de changement ou donner des gages à la finance internationale en acceptant le traité TSCG rédigé par Sarkozy et Merkel.
Leur choix a été clair et rapide. En ratifiant, sans en avoir changé une virgule, ce traité le PS s'aligne sur les politiques d'austérité développées aujourd'hui par les droites européennes dans tous les pays.
Cette politique est une erreur monumentale économiquement et socialement. Juridiquement ce traité est même contraire au droit européen.
Comment vouloir inverser la courbe du chômage d'ici un an comme l'annonce François Hollande et adopter un budget 2013 avec 30 milliards d'euros d'austérité nouvelle ?
De donner des gages à "dégage !" la marge est étroite. Une nouvelle désillusion des capacités du PS à honorer ses promesses peut conduire à un renforcement du sentiment du "tous pareils" favorisant le vote Front National.
La responsabilité politique du PS dans ce domaine est immense.
Quelques photos de la manif d'hier qui me semblent significatives des enjeux d'aujourd'hui.


















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27 août 2012
Voyage en Espagne : les vignes et l'architecture.
Petit périple en Espagne avec des amis pour les vacances. Première destination la Rioja, ses vignes à perte de vue, une chaleur écrasante et la visite des bodégas, ces exploitations vinicoles, parfois très riches et dont quelques unes ont voulu se singulariser en investissant des sommes colossales dans des projets architecturaux en faisant appel aux plus grands architectes européens. La crise étant passé par là, au moins un de ces monuments était vide et à l'abandon.
Sous la photo, le nom de l'architecte.

Santiago Calatrava

Frank Gehry

Inai Aspiazu Iza

Zaha Hadid

J. Marino Pascual
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14 juin 2012
Mêler ma voix à celles du FN en votant socialiste ?
Dans ma circonscription (la 4ème du 91), la situation est très particulière. Les deux candidats en lice sont le socialiste Olivier Thomas et Nathalie Kosciusko-Morizet.
Répondant à l'appel de Marine Le Pen qui a placé NKM tout en haut de sa liste noire, les militants du F Haine tractent pour la faire battre en appelant ouvertement à voter socialiste.

La décision de Marine Le Pen de faire figurer en tête de sa liste noire, avec une mention toute spéciale, NKM dans un appel explicite à voter pour le candidat socialiste pour abattre une femme du fait de ses convictions m'interpelle.
Cette liste noire me rappelle de très mauvais souvenirs, le temps où ces mêmes extrémistes s’en sont pris ainsi à la France et à la démocratie.
Voir des tracts distribués avec le sigle du FN appelant à voter M. Thomas sans aucune réaction forte de rejet de la part de ce dernier est un affront aux valeurs républicaines de Liberté, d’Egalité et de Fraternité qui cimentent notre Nation. Il faut se rendre sur son blog, pour trouver parmi les nombreuses mises au point, celle concernant son soutien par le Front National.
Je suis loin de partager les idées politiques de NKM et j'oeuvre dans mon quartier contre certains aspects de sa politique municipale.
Mais mes valeurs républicaines m'interdisent de transiger sur le fond !
Gagner une compétition électorale à n’importe quel prix, voire au prix d’un renoncement à ce qui fait l’identité de notre pays, n’est pas tolérable. D’autant qu’une large majorité parlementaire soutenant François Hollande est prévisible.
Il n'est qu'à voir comment le PS a traité Mélenchon dans la circonscription d'Hénin-Beaumont avant le premier tour et la délaisser aujourd'hui au risque de faire élire Le Pen (cf le blog de Mélenchon), pour être inquiet sur le respect des valeurs de gauche et savoir qui est l'adversaire principal des socialistes...
C’est pourquoi je ne mêlerai pas ma voix à celles du Front National et j'espère que les démocrates feront barrage aux combines de Marine Le Pen.
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02 mai 2012
Dégage !

Shoah : 6 millions de victimes juives
Le Pen : 6,5 millions de voix...
Il y a des choses qui ne passent pas !
Dimanche je ne voterai pas pour un candidat, ni un programme, mais pour dire à ma façon : DEGAGE ! Sarkozy prend le risque de briser les digues républicaines en faisant allégeance aux thèses du front national, après l'avoir fait avec les intérêts de ses amis bien fortunés. Il divise, dresse les catégories les unes contre les autres, remet en cause mon idée de la France.
Contre la République Haine qu'il nous dessine, je ne voterai ni blanc, ni nul.
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20 avril 2012
L'histoire de 3 générations
Tout a commencé hier. Coup de fil à ma mère, 85 ans cette année, pour prendre de ses nouvelles. Elle va bien et me demande si je vais au meeting de Mélenchon le 19. Elle a envie d'y aller mais pas toute seule.
Un rassemblement est prévu à Ivry, place Jean Ferrat pour un départ collectif en tramway. Ok, ça me va bien. Aujourd'hui je propose à mon fils de 18 ans de nous accompagner. Ce serait son premier meeting politique et dimanche il votera pour la première fois. Hésitations. Il appelle son meilleure pote pour lui proposer de venir.
En route pour Ivry. On se gare pas loin du moulin après avoir été chercher ma mère.

Rassemblement. Ma mère fière comme Artaban de présenter son petit fils à ses camarades de combat, militante depuis des décennies. Pour moi, retrouvailles avec tout un tas de gens avec qui j'ai milité il y a fort longtemps. Ivry a été la ville de mes premiers combats.
En route vers la station de tram.

Soudain, le coup d'oeil, l'image à faire :

Vico la honte. Boîte française, issue d'une coopérative de producteurs, vendue à un trust italien. La boîte fermée après un déménagement sauvage des machines. Délocalisée et des dizaines d'emplois supprimés. Des hommes et des femmes sacrifiés, broyés, au nom du profit supérieur à l'Homme...
Les ballons rouges à caser dans le tram bondé :

L'entrée dans le pavillon immense. Nous sommes dans une gigantesque travée. D'où nous sommes impossible d'apercevoir l'estrade. Heureusement des écrans géants retransmettent le meeting.
Les jeunes qui ont récupéré des drapeaux s'amusent, participent, gagnés par l'ambiance festive.

Ils ont aussi récupéré des badges qu'ils arborent fièrement.

Jean-Luc Mélénchon semble prendre un plaisir rare ce soir, à expliquer, à convaincre, à combattre les fausses vérités, les falacieuses certitudes avec des mots simples, des exemples tirés de la vie quotidienne de nous tous qui souffrons. Pédagogue, parfois lyrique, il annonce les luttes à venir, les combats prochains pour refuser toute soumission au système financier et à ceux qui le servent. Ces soi-disants penseurs qui jusqu'au dernier jour préfèrent la Le Pen à Mélenchon.

La salle est attentive et réactive. Résistance résonne à de multiples reprises. Symbole d'une volonté de réagir porté, amplifié par des milliers de poitrines dans un élan commun de consciences individuelles enfin retrouvées. Que nous sommes loin de tout embrigadement, de ces racontars qui veulent nous faire passer pour des êtres dénués de sens critique. Nier cette réalité, c'est assurément se préparer des lendemains douloureux pour eux. Ils veulent nous voir avec leurs yeux formatés. Ils nous reprochent juste ce qu'ils sont, sans même avoir conscience que l'intelligence qu'ils nous dénient, va nous servir à les abattre.

Grand moment d'émotion, avec ces milliers de mains jointes dans une immense chaîne humaine, pour entamer l'Internationale, suivie de l'hymne national.

Retour vers Ivry par le tram. Assis à côté d'une femme, elle me demande gentiment si moi aussi j'étais au meeting de Mélénchon. Nous discutons tranquillement. Elle m'explique qu'elle travaille dans une université depuis très longtemps pour 1 400 euros par mois. Elle veut voter Mélenchon mais ne croit pas possible que le SMIC soit porté à 1 700 euros. Je lui explique comment c'est possible, en répartissant autrement les richesses, en réintégrant au travail les 10 % des richesses qui ont été accaparés par les dividendes. Elle me demande ce que je fais. Je lui explique qu'à 55 ans je suis chômeur, plus indemnisé, que je galère pour trouver des missions de formateur payées parfois 15 € de l'heure brut.
Le mot de la fin revient au copain de mon fils. Dans la voiture, je les interroge sur leurs sensations. Il me dit, enthousiaste, "c'est super ! Un candidat qui parle d'amour et de poèsie".
Qui que vous soyez, quoi que vous pensiez, prenez la peine d'écouter le dernier discours public de Mélenchon avant le premier tour. Il devra être disponible sur le net et je le rajouterai ici.
Juste une vie plus belle, enfin humaine, faite de luttes, d'amour et de poésie...
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22 mars 2012
Partager et desiller...
J'avais décidé de mettre ici en partage d'autres photos qui illustrent la réalité de l'énorme rassemblement de dimanche dernier.
Et puis, ce matin, comme je le fais régulièrement, j'ai visité le blog de mon ami Antoine Blanca, inter-socialiste, et c'est avec surprise et consternation que j'y ai découvert son post : "Mélenchon offre une cure de jouvence au PC".
Alors, amicalement, une spéciale dédicace à Antoine pour ces photos...












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21 mars 2012
La Désintégration
Il y a tout juste quelques semaines, j'ai vu le film La Désintégration de Philippe Faucon. Un film dont je suis sorti profondément troublé.
Un film constat qui pose des questions, laissant à ses spectateurs le choix des réponses.
Aujourd'hui, je ne peux m'empécher de faire le lien avec les évènements de Toulouse. Tout comme je ne peux m'empêcher de faire référence au titre du programme du Front de Gauche : l'Humain d'abord !
Quel gâchis ! Ces vies anéanties, ces bonheurs brisés à jamais.
Ces haines et ces divisions encouragées .
Difficile de trouver les mots pour exprimer cette révolte en moi face à l'aveuglement, à la barbarie.
L'humain d'abord comme ciment de notre société riche de ses diversités. L'humain au centre de nos préoccupations. L'humain le seul but de nos réalisations.
Et cette phrase de Saint-Exupéry qui conduit mon cheminement depuis tant d'années :
"Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m'enrichis".

Saint-Exupéry dont une magnifique statue orne un parc de Toulouse.
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19 mars 2012
La marche tranquille d'un peuple décidé...
Que dire ? Comment partager ? Comment classer ces images, ces sensations, ce bonheur ?
Le RER C étant en panne, j'ai pris la route. Et ça commence sur l'autoroute A6, avec ces cars venant de je ne sais où, mais posters sur les vitres, la tête de Mélenchon, l'appel de Marianne pour une VIème République. Et puis le métro pris Place d'Italie, bondé en ce dimanche après-midi. Des ballons rouges dans le compartiment, des drapeaux roulés, de la bonhommie partout. Des cheveux gris, des jeunes, des enfants, des familles entières, des isolés, le métissage des cultures, des racines, des histoires.
Arrivé à Nation, juste après 14h, une foule se constituant, se retrouvant, s'appelant au portable pour se rejoindre.

L'attente sereine, la prise des lieux tranquille, les regards, les sourires. Les symboles pris d'assaut...

Les premiers cris, la gouaille populaire, la dérision comme formes d'expression.

Le temps maussade, pluvieux par intermitence dont nous nous moquons. La chaleur au coeur, ce sentiment de retrouvailles, de partage d'un moment important qui lentement montent en nous.

La Nation se remplit, déjà la tête du cortège est partie, mais il en arrive de partout. Le ciel bas et lourd n'arrive pas à effacer les couleurs de la foule bigarrée, disparate, joyeuse et décidée.

Les Fralib sont là, continuant la lutte de Géménos sur le pavé parisien. Ils refusent que leur usine, rentable, soit fermée par Unilever. Un combat qui dure depuis des mois. Ils devaient être en tête, juste derrière la première banderolle, mais la foule en a décidé autrement, s'intercalant, défilant à sa guise.
Le long du faubourg Saint-Antoine, nombre de fenêtres sont ouvertes, complices.

Certains sont venus avec leurs propres pancartes, exprimant leurs préoccupations, leurs volontés d'un réel changement, de refus d'être une nouvelle fois déçus.

Des fanfares ponctuaient le parcours.

La créativité affichée.

No pasaran, l'anar Anonymous...

Les bambous brandis comme autant de slogans loufoques mais sérieux, à l'heure où la règle verte doit être préférée à la règle d'or mortifère des financiers.


L'arrivée sur la place de la Bastille encombrée déjà, où les gens attendent le discours qui ponctuera cette journée exceptionnelle.


Ce drapeau grec, symbole de tout ce que nous refusons.
Ce peuple immense, conscient et décidé, écoutant Jean-Luc Mélenchon, non comme un guide ou un leader maximo, mais comme un homme portant la lourde responsabilité de représenter un espoir vivant, concret, une volonté partagée de dire stop ! Une autre politique est possible. Une autre politique est nécessaire pour sortir de l'austérité, de la précarité, de la pauvreté. Pour construire une société enfin humaine et respectueuse de chacun.
Et j'ai repris le métro, toujours aussi bondé, toujours aussi vivant, coloré des badges collés sur les poitrines, les dos, les chapeaux sous l'oeil interrogateur d'une famille de touristes.
Dernier clin d'oeil de cette journée, sur le début de l'autoroute A6, doublé par un motard zigzaguant entre les files, un drapeau rouge accroché à son sac à dos.
Des pensées multiples me sont venues lors de cette journée. Pour mes soeurs de province, pour la Dame de Bordeaux, métissée et si humaine, pour ma copine du sud qui se lève à 4h pour faire le ménage dans les bureaux avant leur ouverture, pour mon pote Gilles qui pense que le vote utile sera celui pour Hollande alors que je pense que ce qui va être utile, déterminant cette fois-ci, c'est l'expression d'une farouche volonté de dire merde à un système qui nous broie. A ma copine de Lyon qui n'aime pas les feux rouges sur mes photos et dont le regard si humain se perd parfois en d'improbables raccourcis politiques. A mes potes bretons avec qui je partage ces valeurs depuis tant d'années. Quel bonheur ! Si proche, si possible, si enthousiasmant.
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D'autres regards, complémentaires, où je découvre d'autres aspects, d'autres humains, pour le partage :
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